samedi 16 février 2013

Séquence 3.1 : les outils de collaboration (wikis)


Qu'est ce qu'un Wiki?


Le terme Wiki vient  de l'expression hawaiienne «wiki wiki» signifiant «vite».
Cet outil du Web 2.0 est un site internet dont les pages peuvent être rédigées et modifiées librement par n'importe quel internaute : il est basé sur le travail collaboratif, chacun peut contribuer.

Le Wiki le plus visité et le plus connu est le site Wikipédia
Certains Wikis nécessitent une inscription. D'autres permettent une collaboration totalement libre. Dans tous les cas, il est possible de créer ou de modifier le contenu des pages mais pas leur aspect technique.
Un comité d'utilisateurs est souvent crée pour modérer et gérer le contenu du Wiki, par exemple pour supprimer ou modifier un article lorsque son contenu est jugé indésirable. Il existe en effet des règles pour participer à un Wiki : les textes et photos doivent être originaux, libres de droit et ne violer aucun copyright. Le contenu d'un article publié dans un Wiki peut être librement copié et modifié mais doit répondre aux mêmes conditions de liberté.
Les liens sont très importants dans un Wiki car ils permettent aux internautes d'accéder très rapidement aux pages qu'ils recherchent en cliquant sur les mots clés identifiés.



Ma pratique


J'utilise Wikipedia depuis quelques années en collaboration  avec la documentaliste de mon établissement, afin de permettre aux élèves de Bac Professionnel de prendre en main cet outil.

Je leur explique dans un premier temps ce qu'est un Wiki, ses objectifs, de quelle manière on l'utilise et les règles à respecter. 
Par la suite, ils font des recherches sur un thème particulier (leur commune d'origine très souvent), et doivent contribuer à la rédaction d'articles existants ou créer un nouvel article.
On peut envisager de travailler sur n'importe quel objet d'enseignement avec les Wikis. Cet outil permet en effet de répondre non seulement à un objectif d'apprentissage disciplinaire, mais aussi  à des objectifs d’acquisition de compétences en communication et dans le domaine des TIC (Technologies de l'Information et de la Communication). En effet, travailler avec un Wiki permet de faire prendre conscience aux jeunes des notions de copyright, ou de droits d'auteurs, mais aussi de les rendre aptes à utiliser un outil du Web 2.0.
Enfin, sur le plan psychologique  le travail des apprenants est valorisé par la visibilité qu'offre le Wiki sur Internet. Pour des jeunes en manque de confiance, cette notion est essentielle. 


Le Wiki Aigeme


Dans le cadre du cours "Web 2.0 et usages dynamiques" du Master Aigeme, nous travaillons sur les outils de partage en construisant notre propre Wiki.

Nous avons commencé en essayant de répondre aux les questions suivantes :
- Qu'est-ce que la scénarisation pédagogique ?
- Qu'est-ce que la conception médiatique ?
- Y a-t-il une différence entre un concepteur médiatique et un ingénieur pédagogique ?

Chacun apporte sa contribution pour répondre aux questions dans le Wiki afin d'élaborer de façon collaborative des définitions et réponses communes. Mes recherches ont abouti au résultat suivant :

Qu'est-ce que la scénarisation pédagogique ?

C'est une démarche visant l'atteinte d'objectifs pédagogiques et l'acquisition de compétences. Elle permet de construire le squelette de la formation sur lequel seront greffés les activités, interactions, ressources et outils nécessaires à la formation. Elle permet ainsi d'avoir une vue générale et chronologique de la formation.
Elle correspond au travail de l’ingénieur pédagogique qui conçoit, crée et organise des apprentissages dans le temps et dans l'espace et fournit ainsi une architecture complète du déroulement de l'enseignement. La scénarisation pédagogique permet la mise en place des ressources nécessaires au bon déroulement de la formation. 

Qu'est-ce que la conception médiatique ?

La médiatisation des contenus permet de concevoir ou modifier les contenus de la formation afin qu'ils puissent être assimilés à distance. La conception médiatique fait elle aussi partie de l'ingénierie pédagogique. Elle permet de réaliser des supports médiatiques de formation en se basant sur un design technologique et sur l'interactivité. Elle associe une dimension pédagogique (atteindre un objectif d'apprentissage via un contenu pédagogique) et une dimension technologique.


Y a-t-il une différence entre un concepteur médiatique et un ingénieur pédagogique ?

Ces deux fonctions sont étroitement liées
Le concepteur médiatique apporte une solution face à une situation définie en mettant à disposition du projet une expérience et un savoir-faire médiatique et technique. Il travaille sur le  processus de conception et de développement de dispositifs de formation et communication médiatisés. 
L’ingénieur pédagogique est responsable du projet sur les plans pédagogique et organisationnel. Les tâches lui incombant relèvent d’une perspective cognitive au sens large. Il doit en effet observer, analyser et comprendre les effets des contenus médiatisés sur les apprenants sur les plans cognitif et relationnel.

jeudi 14 février 2013

Séquence 2 : les blogues


J'ai choisi l'outil Blogger pour créer ce blog. J'utilise déjà Wordpress pour mon e-portfolio, et il me semblait intéressant d'être capable d'utiliser ces deux applications.

Ce blog est construit en lien étroit avec l'enseignement de la communication professionnelle via les technologies de l'information et de la communication pour un public débutant. Ceci justifie le choix du titre de ce site que j'ai voulu simple et moderne, tout comme la mise en page et la présentation.
J'ai choisi d'appliquer mes travaux à cet objet d'enseignement tout d'abord car en tant qu'enseignante en informatique en lycée professionnel, je dois permettre aux élèves d'apprendre à communiquer en situation professionnelle via l'outil informatique et les outils du Web 2.0
Leur enseigner à les utiliser de manière raisonnéeresponsable et autonome est essentiel et il m'apparaît pertinent de profiter du cours "Web 2.0 et usages dynamiques" pour valoriser cet enseignement.

Par ailleurs, je travaille aussi à la mise en place d'une e-formation dans le domaine sanitaire et social qui comprend l'utilisation d'une plateforme de travail et des outils du Web 2.0 pour communiquer et apprendre.
Les productions réalisées dans le cadre du cours "Web 2.0" du Master me permettent donc aussi de réfléchir à la construction de séquences pédagogiques à destination des apprenants de cette formation , leur permettant d'apprendre à apprendre avec les outils du Web 2.0, et d'apprendre à communiquer entre apprenants, avec les enseignants et en situation professionnelle.

J'ai fait le choix de publier cette présentation dans une page mise en évidence par un onglet, afin de faciliter la lecture pour l'internaute et lui permettre en arrivant sur le blogue, de pouvoir identifier rapidement l'objet de ses publications.

Par ailleurs, avec un soucis de travail collaboratif et d'échange, j'ai aussi crée un onglet permettant de présenter les blogues des autres étudiants du Master Aigeme.

Séquence 1 : les outils de présentation


Comme je l'ai déjà évoqué dans mon e-portfolio, j'ai découvert grâce au cours "Web 2.0 et usages dynamiques" deux outils du Web permettant de faire des présentations : Animoto et Zoho Show.


Cette application Web permet de réaliser des vidéos ludiques de type trailerA partir de quelques images et de textes, cet outil de mashup permet de créer des vidéos attractives et originales. 

Ce service en ligne met en musique vos photos et vos textes pour donner un résultat quasi professionnel. Il est possible gratuitement de créer une présentation de 30 secondes.

Après en avoir fait une première expérience, j'ai testé son utilisation auprès d'élèves de Bac Professionnel dans le cadre du module d'informatique de leur formation.

Les objectifs de la séance étaient d'une part de leur permettre d'être capables d'utiliser Animoto et d'autre part d'être aptes à se présenter professionnellement de manière synthétique. 
Ils ont dû choisir les points importants de leur parcours et les mettre en lumière. Cela n'a pas été facile au début puisque beaucoup de jeunes se dévalorisent et déclarent ne rien avoir à dire d'intéressant.
Après un temps de réflexion et en les motivant et les accompagnant, les idées sont arrivées et ils ont ensuite montré beaucoup d’enthousiasme et d'intérêt pour cet outil. 
Une fois leur présentation terminée, ils se sont sentis valorisés car capables de réaliser une vidéo de qualité et surtout en capacité de montrer et de partager leurs compétences et leurs qualités.
Je pense réitérer cette expérience et pourquoi pas utiliser les productions des élèves pour les mettre en valeur lors des journées portes-ouvertes de l'établissement.


Zoho Show est un outil de présentation en ligne permettant de créer et d'éditer des présentations de type Power Point. 

Parmi les nombreux avantages que fournit cette application web, on peut noter :
  • la fonction permettant d'importer et d'exporter des présentations
  • la possibilité de partager ses présentations
  • la possibilité de réaliser un travail collaboratif avec les personnes ayant accès à nos présentations
  • la possibilité d'intégrer les présentations à un site web, un blog
Il est toutefois dommage de ne pouvoir travailler hors ligne, mais si cela est nécessaire et pour pallier à ce petit manque, il suffit de charger sa présentation sur son ordinateur, de la travailler sur Power Point par exemple et de l'importer par la suite dans Zoho Show pour la finaliser.

Dans le cadre du cours "Web 2.0 et usages dynamiques", j'ai appris à me servir de cet outil très pratique et  j'ai réalisé un Pecha Kucha. Cette technique venue du monde du design permet de réaliser une présentation en 20 diapositives, avec pour chaque diapositive un temps de parole de 20 secondes.

Dans le cadre des cours d'informatique que je dispense, je pense à l'avenir réaliser des séquences pédagogiques destinées à permettre aux jeunes de prendre en main et de maîtriser cet outil de présentation.
En effet, Power-Point faisant partie de la suite Office, tous les élèves ne disposent pas de ce logiciel pour travailler à la maison. Apprendre à utiliser Zoho Show peut donc leur permettre d'accéder à un outil gratuit et le fait qu'il soit en ligne leur permet d'accéder à leurs travaux à l'école comme à la maison et réduit ainsi les problèmes liés à l'oubli de la clé USB.


Séquence 0.2 : Web 2.0, Web 3.0


Pour la première séquence du cours "Web 2.0 et usages dynamiques", j'ai tenté de répondre à la question : évolution du Web : où en est-on? 
Cette recherche m'a permis de prendre conscience de l'évolution exponentielle des technologies, applications et services liés au Web, mais surtout de l'implication croissante des usagers.
Le Web est maintenant une entreprise collective au sein de laquelle tout le monde peut être acteur : toutefois, restons vigilants à la gestion de notre identité numérique et à la sécurité de nos données.
Les débuts du Web : le Web 1.0
Il y a plus de 20 ans, Tim Berner’s Lee a lancé l’idée du Web [1]. Il envisageait alors la création d’un dispositif technologique permettant de mettre à disposition, lier et partager des documents sur un réseau de machines connectées [2]. C’est la naissance du Web de documents ou Web 1.0, avec ses 4 composantes [3] : un protocole de communication : http, un mécanisme d'identification : URL, un principe de mise en relation des documents : l'hypertexte et un langage d’encodage des documents : HTML. 
Le Web 1.0 est statique. On peut comparer sa structure à une pyramide : la diffusion de documents se fait d’un webmaster à plusieurs utilisateurs peu actifs car ne pouvant interagir hormis sur les forums ou via les boîtes mail.
Le Web 2.0 : l’utilisateur acteur
A partir de 2003, l’utilisateur devient un acteur dynamique du Web : il peut interagir avec les informations par des commentaires, des tags. Il peut aussi s’approprier des outils permettant de publier des contenus à travers les blogs, les wikis, de partager des photos ou des vidéos via des sites tels que Youtube ou Flickr, ou toute autre information via les réseaux sociaux. Grâce au phénomène de syndication (flux RSS), il peut aussi se tenir informé en temps réel des parutions sur des thèmes choisis. 
Les internautes deviennent alors une source d’informations : c’est le concept d'intelligence collective. Tim O’Reilly a posé les principes du Web 2.0 en insistant sur cette notion : « Le web 2.0 repose sur un ensemble de modèles de conception : des systèmes architecturaux plus intelligents qui permettent aux gens de les utiliser, des modèles d’affaires légers qui rendent possible la syndication et la coopération des données et des services. Le web 2.0 c’est le moment où les gens réalisent que ce n’est pas le logiciel qui fait le web, mais les services.» [4]
A l’aube du Web 3.0 : quand le Web sera relié au monde réel
Le terme Web 3.0 (Web sémantique, Web de données, Linked Data) est apparu pour la 1ère fois en 2006 [5], mais déjà en 1994 lors de la première conférence www à Genève, Tim Berner’s Lee évoquait l’intérêt d’une évolution d’un Web de documents à un Web de données où les machines seraient capables de comprendre un langage commun et de relier les données du Web au monde réel [6]
C’est en 2001 [7] que naît officiellement le Web sémantique, lorsque que Tim Berner’s Lee explique que les données doivent être traitées directement et indirectement par des machines pour aider leurs utilisateurs à créer de nouvelles connaissances. La notion d‘intelligence artificielle intervient alors dans ce concept puisque sont envisagés l’intégration de données connectées et des moteurs de recherche intelligents. 
L’ère du Web 3.0 débute. C’est un Web sémantique capable de comprendre le sens des pages recherchées et de faire des liens avec de l'information de même nature se trouvant ailleurs sur le réseau. En tenant compte de notre navigation et de notre profil numérique, il nous propose des recherches associées aux nôtres, des réponses aux requêtes plus intelligentes. Les recherches ne sont donc plus linéaires, mais les données sont assemblées, classées pour donner un résultat cohérent. Il augmente encore ainsi le pouvoir de l’usager et la participation collective, en se reliant au monde réel par le Web des objets et avec une véritable nouveauté : la 3D en temps réel [8]
Ces évolutions nécessitent et nécessiteront une évolution technologique en termes de langage et d’applications, et la gestion de la sécurité sera certainement un véritable défi. Le Web est un univers en perpétuelle expansion [9] et  le Web 3.0 va permettre un rapprochement déjà débuté, dans lequel nous allons être immergés [5] : l’Internet classique, l’Internet mobile et l’Internet des objets. L’Internet sera présent partout et la notion d’identité numérique au cœur de celui-ci.